Appel aux souverainistes

Vous qui pensez que seule la nation est libre de ses choix, de son destin ; vous qui condamnez toute forme d’institution supranationale ; vous qui ne voulez pas voir disparaître la France au profit d’une Europe fédérale ; vous qui vous opposez aux gouvernements qui ont accepté depuis vingt ans des transferts de pouvoir au profit d’un organisme technocratique sur lequel ne s’exerce aucun contrôle démocratique, la Commission et plus largement l’Union européenne… C’est à vous que je m’adresse, vous les patriotes, vous les souverainistes.

Le 25 mai prochain, le choix est clair. Vous aurez le choix entre deux camps. Je ne parle pas du cinéma qui oppose deux européistes convaincus que sont Martin Schulz, qui ose se dire de gauche, alors que son parti le SPD allemand a fait voter les emplois à 1€/jour, et qui se prétend aujourd’hui l’homme anti austérité. Son adversaire Jean-Claude Juncker, candidat soutenu par l’UMP qui pour sa part est l’ex premier ministre du Luxembourg, paradis fiscal ! Vous comprendrez donc chers amis que, que ce soit l’un, ou que ce soit l’autre, l’idéologie néo libérale de la Commission et l’influence des lobbys à Bruxelles continuera, rien ne changera.

Ne rentrons pas dans ce marasme, montrons qu’une autre voie est possible pour tous les pays européens, et même pour tous les pays du monde. Cette voie est claire et simple. Rendre à chaque pays la possibilité d’appliquer la politique que bon lui semble. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui en France. En effet, nous avons perdu le contrôle de notre monnaie au profit de la monnaie unique, modèle pourtant remis en cause par 62 économistes dans le monde. Le contrôle de notre budget, depuis le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) où la Commission Européenne a un droit de regard sur tous les budgets des pays membres de l’Union Européenne. Le contrôle de nos frontières où la France à cause de Schengen et du Traité d’Amsterdam ne peut plus contrôler son immigration clandestine. Le contrôle de nos lois où plus de 50% de nos lois proviennent directement de Bruxelles, celles-ci sont dictées par des commissaires non élus. Où est passée la démocratie ?

Est-ce en désarmant les Etats de leurs pouvoirs que nous pourrons remonter la pente face à la crise ? Alors que 95% des pays du monde ont le contrôle de leur monnaie, de leur budget et de leurs frontières, nous sommes une anomalie dans le monde. Nous sommes aussi la seule zone du monde à avoir une croissance quasi nulle, alors que partout ailleurs la reprise est venue. L’Union Européenne est une anomalie !

Alors que l’article 3 de la Constitution de la Ve République affirme que la « souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum », il est temps de reprendre notre destin en main.

Notre choix est clair : bâtir une Europe des nations, où les nations européennes sont libres de mener la politique qu’elles souhaitent sans avoir à en rendre compte à une instance supra nationale. Nous devons envisager de grands projets européens : la lutte contre le cancer, les panneaux solaires, la voiture propre… Les seules grandes réalisations européennes qui se sont faîtes ont été faîtes sans l’Union Européenne, je pense à Airbus. Tous ces européistes qui se disent profondément européens n’ont pas été capable de bâtir de grands projets d’envergure avec l’Union Européenne, c’est le signe qu’elle ne marche pas.

A chaque élection, nous ne devons plus nous diviser au risque de voir encore perdurer le système qui mène la France à la ruine. Notre potentiel est grand, les français sont de plus en plus critiques vis-à-vis de l’Union Européenne, dois-je rappeler les 55% de non au référendum de 2005 au Traité de Lisbonne, qui a rassemblé au-delà de tous les clivages politiques. Nous devons nous unir, au-dessus des partis politiques, car l’enjeu est de taille. Nous devons créer un vaste rassemblement de souverainistes et patriotes. Faisons honneur au centenaire de l’Union Sacrée, unissons-nous face à l’européisme allié au mondialisme !

Pourquoi ce Traité Transatlantique est-il si secret ?

 

Vous n’en avez pas entendu parler, ou très vaguement ? Rassurez-vous vous n’êtes pas seul. Depuis juillet 2013, dans la plus grande discrétion, la Commission Européenne (non élue) et les Etats-Unis négocient un traité commercial sans que les citoyens n’en soient informés.

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Il s’agit de créer une vaste zone de libre-échange rassemblant 800 millions de consommateurs. Les discussions portent sur ce que les entreprises appellent les « obstacles non tarifaires », c’est-à-dire les normes sanitaires, environnementales, éthiques et juridiques que les Etats et leurs législations leur imposent pour protéger le consommateur en cas de violation des règles. Ce sont des choix collectifs en matière de risques. Ces contraintes doivent tomber avec le Traité Transatlantique.

Prenons l’exemple des choix alimentaires, auparavant, la France avait la possibilité de refuser certains produits venant de l’étranger, c’est ainsi que grâce aux « obstacles non tarifaires » nous ne mangeons pas d’animaux domestiques que mangent des chinois. L’effet direct qu’aura le Traité Transatlantique dans nos assiettes sera l’insertion de viandes traitées aux hormones de croissance, des produits issus d’OGM…

Finalement ce Traité ne sera bénéfique que pour les multinationales qui pourront contester devant des tribunaux les décisions des Etats qui remettraient en cause le contexte économique ou juridique de leurs investissements – puisque celle-ci seront mise sur le même plan que les Etats. Procédé qui rappelle l’Accord Multilatéral sur l’investissement (AMI) de Lionel Jospin qui avait été finalement annulé.

Il sera aussi bénéfique aux Etats-Unis qui pourront user du dumping monétaire (faculté à gérer le dollar de façon à s’assurer à un avantage compétitif par rapport à l’euro), du dumping social (pas de SMIC fédéral), et du dumping environnemental (protocole de Kyoto non ratifié). Surtout lorsque l’on sait que les propositions émanent – pour la plupart – des Etats-Unis.

 

Cet accord est passé en catimini des peuples, mais aussi des parlementaires européens et nationaux ! Si ces derniers veulent avoir accès aux termes du traité, ils doivent se rendre dans les ambassades américaines (dans des salles de lecture supervisées par un garde de sécurité), ou bien sur Internet où celui-ci est disponible « clandestinement ». Alors que les Américains profitent de tout ce qu’ils savent sur les positions et dissensions entre Européens grâce à la NSA (service d’espionnage international). C’est le risque lorsque l’on choisit de confier les négociations d’un traité à des négociateurs non élus… Car la Commission Européenne – a selon les révélations d’ATTAC – entendu beaucoup plus de représentants de lobbies et de multinationales que d’élus ou de citoyens…

Les représentants des gouvernements européens ont été très discret sur ce sujet, François Hollande lui a déclaré lors de sa visite à Washington « aller vite n’est pas un problème, c’est une solution. Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations. » François Hollande qui a d’ailleurs réussi à obtenir l’exception culturelle (les artistes ne seront pas inclus dans ce traité), oubliant au passage les agriculteurs, fonctionnaires, artisans et consommateurs… Si François Hollande arrive à avoir gain de cause sur la culture, il peut aussi l’avoir pour le reste de la population. A en croire que le monde des artistes n’est plus que la seule tranche qui intéresse le gouvernement.

 

Ce traité sera imposé à la future Commission Européenne, étant été négocié un an avant la fin de son mandat. On peut s’interroger sur le camp que choisit de défendre l’Union Européenne consciente des problèmes que je viens d’évoquer. Serait-elle le vassal des Etats-Unis ?

Après les espionnages des Etats-Unis sur l’Europe et sur le monde, voilà la façon dont l’Union Européenne punit ses « amis américains »… Sans commentaires !

Fusion des régions : un grand pas vers l’Europe fédérale

 

Dans son discours de politique générale à l’Assemblée Nationale, Manuel Valls le nouveau premier ministre a annoncé la division par deux du nombre de régions et la suppression des départements à l’horizon 2020. Cette proposition déjà au cœur des propositions de la commission Balladur de 2009 sous Nicolas Sarkozy suscite des débats, certains y voyant des économies faîtes par l’Etat d’autres voyants une offense aux identités locales.

En termes d’économies, cette réforme ne nous fera faire que de faibles économies (on parle d’un milliard d’euros d’économies). Rappelons que la décentralisation, a été caractérisée de « processus structurellement coûteux » par Philippe Séguin, Premier président de la Cour des Comptes. Si le gouvernement voulait réellement faire des économies, il aurait pu supprimer simplement le fonctionnement administratif des régions, en ne gardant que leur nom et leur découpage. Tout cela en transférant leurs compétences vers les départements (vieux de plus de 2 siècles).

Il est d’autant plus absurde de diviser par deux le nombre de régions, le projet voulant supprimer la région Picardie, région à forte identité. Le projet veut aussi regrouper dans une même région l’Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardenne qui pour le coup perdrait son nom en « Champagne-Lorraine-Alsace ». Là encore, le gouvernement va diviser la population française qui est attachée à ses régions. Qu’en aurait-il été si le gouvernement avait voulu fusionner la Bretagne avec la Normandie ?

Il est insupportable de la part du gouvernement de cacher la vérité aux français concernant ce redécoupage des régions voulu par l’UMP et qui va être appliqué par le PS. En réalité ce projet UMPS provient de l’Union Européenne. C’est un pas de plus vers l’Europe Fédérale qui souhaite des régions fortes pour affaiblir les Etats : la meilleure preuve étant les subventions accordées par l’Union Européenne qui vont principalement aux régions des Etats membres (« la Commission Européenne a une politique régionaliste, via la distribution de ses fonds » note Isabelle Chatry analyste à l’OCDE). C’est ainsi qu’en Espagne les communes ont dû abandonner leurs compétences en matière sociale, dévolues désormais aux seules régions. De même en Allemagne, où la république fédérale est fondée sur des Länders. Toutes les tentatives de fusions entre Länders ont échoué. En Italie, la décentralisation est en acte, mais celle-ci est freinée par la Cour des Comptes qui a mis en garde le gouvernement sur le coût potentiel des transferts de compétences aux régions.

 

En clair, ce projet n’est pas raisonnable, le fédéralisme européen a un coût comme l’explique Vincent de Briant (enseignant en droit public) « le Fédéralisme coûte plus cher ; il crée des doublons ». La solution vient peut-être du Royaume-Uni, où les échelons régionaux sont bien moins puissants qu’en France, ils pratiquent une politique de décentralisation « intelligente », par exemple les commissaires de police sont élus directement par la population afin d’en être plus proches.

Manuel Valls Premier Ministre : la contradiction c’est maintenant !

 

Après la débâcle des municipales pour la gauche, François Hollande a décidé de nommer un nouveau Premier ministre : Manuel Valls. L’homme de la com’, le Sarkozy de gauche. Ce n’est pas pour rien que Nicolas Sarkozy lui-même lui a proposé à plusieurs reprises d’intégrer son gouvernement durant son quinquennat.

 

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Manuel Valls c’est d’abord l’homme au bilan calamiteux au ministère de l’intérieur. Après 2 ans Place Beauvau, on constate une évolution de +9.3% des cambriolages, +8.4% des vols à main armée… On l’a souvent vu se rendre sur les lieux d’échauffourées, annoncer des mesures chocs, mais les résultats ne sont toujours pas là. Si le ministre de l’Intérieur veut lutter contre la délinquance, il doit avoir derrière lui une justice ferme, et être en accord avec le Ministre de la Justice. En l’occurrence, ce n’est pas le cas au vu des divergences entre Christiane Taubira et Manuel Valls.

Outre le bilan sécuritaire négatif, Valls est aussi le ministre de la censure : hormis l’affaire Dieudonné où Valls s’est cru au-dessus de la justice pour faire appliquer ses directives ; quelque chose de bien plus curieux que l’on a quasiment occulté dans nos médias : la suppression de tweets records en 2013 : La France a été le 1er pays à demander la suppression de tweets des internautes. C’est ainsi que le classement de Democracy Index relègue la France à la 28e place de la catégorie des « démocraties imparfaites » du point de vue des libertés individuelles. Autre chiffre glaçant et moins connu : la France détient la quatrième place des pays les plus condamnés par la Cour européenne des droits de l’homme pour violation de son article 10 protégeant la liberté d’expression juste derrière la Turquie, l’Autriche et la Russie…

Sur le plan migratoire, il déclare dès qu’il arrive au poste de Ministre de l’Intérieur, qu’il poursuivra la politique menée par Nicolas Sarkozy de 200.000 entrées d’immigrés par an, tout en affirmant contradictoirement dans son livre « Pour en finir avec le vieux socialisme… et être enfin de gauche » qu’il est pour la mise en place de quotas d’immigration. Parallèlement, sous 2 ans de gestion, les naturalisations augmentent de 30% par an.  Il déclare à propos des Roms : « les Roms habitant dans des campements illégaux ne souhaitent pas s’intégrer et ont vocation à retourner dans leur pays. » tout en faisant passer une circulaire qui impose aux maires avant tout démantèlement de camp, de proposer des solutions d’hébergements et d’insertions aux Roms.

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C’est aussi l’homme aux propos polémiques, d’abord en juin 2009, se promenant à Evry il déclare : « Belle image de la ville d’Evry… Tu me mets quelques Blancs, quelques Whites, quelques Blancos… » ; et sa phrase choc lors du référendum de 2005 sur la Constitution Européenne où il déclare « J’étais partisan du non, mais face à la montée du non, je vote oui ».

 

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Valls est aussi perçu comme l’homme le plus à droite des personnalités de gauche : on rappelle sa remise en cause des 35h, son engagement pour la TVA Sociale, sa lutte en faveur de l’austérité durant la primaire socialiste de 2011, sa position en faveur de l’allongement du départ à la retraite… Ce n’est pas un hasard si il est aujourd’hui l’homme politique de gauche préféré des sympathisants de droite.

 

Vous l’aurez donc compris, Manuel Valls, c’est l’homme de la contradiction. C’est aussi l’ex maire d’Evry qui a augmenté la dette de la ville de 276% entre 2001 et 2012, espérons pour la France que sa gestion calamiteuse de la ville ne soit pas la même pour le pays….

 

par souverainisteindependant Posté dans Articles Tagué

Quel est le véritable enjeu des élections municipales 2014 ?

Citoyens, dimanche vous allez enfin pouvoir vous exprimer ! Cela fait maintenant 2 ans depuis les législatives de 2012 que le peuple n’a plus eu la parole. Certains y manifesteront leur ras-le-bol du gouvernement actuel (20% des électeurs s’apprêtent à voter contre la politique du président Hollande et de son gouvernement, selon un sondage de l’IFOP pour 20 Minutes et I>Tele). Ce vote sanction serait tout à fait légitime, le gouvernement ayant occulté de rendre la parole au peuple depuis 2 ans. Lorsqu’une côte de popularité est aussi faible comme actuellement (21% des français se disent satisfait de l’action menée par le Chef de l’Etat), la moindre des choses serait d’en revenir au peuple : référendums pour grandes réformes lancées, dissolution de l’Assemblée Nationale… Il n’en est rien ; on pourrait légitimement se poser la question de savoir si même avec 1% d’opinions favorables, François Hollande continuerait à appliquer sa politique sans passer par le peuple.

Hormis, ce vote sanction, revenons aux principes fondamentaux d’une élection municipale. Cette élection d’enjeu local attire beaucoup les français, le maire étant l’homme politique préféré des français. Pourtant cette année encore l’abstention devrait être au rendez-vous (IPSOS prévoit une abstention de 40%). Tant que le vote blanc ne sera pas reconnu vraiment, et que voter ne sera pas obligatoire, l’abstention sera toujours présente.

Nouveauté cette année, les français auront aussi la possibilité en même temps qu’ils votent pour leur maire, d’élire leurs représentants au conseil communautaire. Ces communautés de communes (ou communautés d’agglomérations pour les grosses villes) vont petit à petit avoir de plus en plus de rôle dans les gestions locales. En effet les intercommunalités ont deux compétences obligatoires : l’aménagement du territoire et le développement économique. Ces intercommunalités ont un coût et pèsent dans la mille-feuille administratif : les frais de fonctionnement augmentent (emploi d’agents sans fonctions) et les investissements baissent. Par ailleurs on note que les citoyens connaissent mal le fonctionnement des intercommunalités (à titre d’exemple 78% des Bollénois ne connaissent pas le fonctionnement de l’intercommunalité). On constate un éloignement entre les citoyens et l’intercommunalité. De plus celles-ci sont dessinées hasardeusement, la logique serait qu’elles devraient correspondre au bassin de vie des habitants. Enfin pour terminer sur les intercommunalités, elles ne profitent qu’aux grosses communes : plus la commune est grande plus elle va profiter de l’intercommunalité via les subventions accordées, les petites communes ont très peu de représentants au conseil communautaire, et ne profitent pas de grands projets (comme la construction de piscine) mais doivent payer pour la construction d’un service d’une autre commune.

69% des français (toujours selon les chiffres de l’IFOP) vont voter pour des enjeux locaux : fiscalité, insécurité, emploi, logement, éducation, transports, culture…

La clé de la réussite pour un maire est d’appliquer un programme local au lieu d’un programme national

Au risque de vous décevoir, je ne ferai pas parti de certains hommes politiques (que je ne citerai pas) qui se permettent d’avoir un avis sur les 35.000 communes françaises, surement dotés d’une capacité intellectuelle supérieure par rapport à nous citoyens lambda. Mais je peux tout de même me permettre de donner quelques conseils aux futurs maires élus ou réélus : pour les maires ayant reçu le soutien d’un parti, la clé de la réussite sera d’appliquer un programme local, pas un programme national ; il faudra avoir une connaissance rigoureuse des dossiers municipaux. Faire des économies là où c’est possible et notamment en matière de dépenses de fonctionnement ; avoir une réelle envie de combattre l’insécurité, par des mesures concrètes et pas par des effets d’annonce (voir article « Que peut faire un maire contre l’insécurité ? »)… 

D’ici là, chers citoyens je vous souhaite un bon vote, n’oubliez pas que ce droit est un droit fondamental et que de ne pas l’utiliser c’est laisser les autres s’exprimer à votre place, car râler c’est bien, voter c’est mieux !

Déficit public : la Commission Européenne joue les troubles fêtes

La France qui devait ramener son déficit public à moins de 3% du PIB en 2015 (pour se plier à la règle du TSCG imposé par l’Union Européenne) plus exactement à 2.8% ne devrait pas atteindre cet objectif selon le dernier rapport de la commission européenne qui mise sur un déficit de 3.9% du PIB en 2015.

Dernièrement, un rapport de la cour des comptes en janvier émettait des réserves à cet objectif.
Face à une réduction drastique des dépenses de l’Etat, et une hausse des recettes via l’augmentation des impôts. Augmenter les impôts est-ce forcément la meilleure solution pour réduire son déficit et augmenter les recettes ? Si l’on en croit la courbe de Laffer qui énonce que lorsque les prélèvements obligatoires sont déjà élevés, une augmentation de l’impôt conduirait alors à une baisse des recettes de l’État.

De plus ce déficit public qui doit être financé fait augmenter la dette française qui atteindra 95% du PIB en 2015 (soit 20% de plus que ce qui est demandé par le TSCG).

La France doit donc faire des efforts drastiques pour répondre à ces objectifs et pratiquer une politique d’austérité. Qu’importe ce qu’en pense la population durement frappé par le chômage, la précarité… L’important pour la France est de répondre aux directives européennes sous peine de pénalités financières. C’est du moins le gouffre dans lequel se trouve la France depuis la signature de ce traité passé une nouvelle fois dans le dos des peuples européens (aucun référendum).

Pourtant la France, état-nation, pourrait tout à fait appliquer la politique budgétaire de son choix.
En retrouvant le contrôle de sa banque centrale, et en empruntant directement à elle même à taux 0% sans passer par les marchés financiers (rejet de la loi de 73), la France pourrait avoir le déficit qu’elle souhaite sans se préoccuper de la confiance des marchés et pourrait appliquer l’économie qu’elle juge utile en fonction de sa population et non en fonction de traités. C’est là dessus qu’un pays pourrait se dire « ennemi de la finance » en remettant en cause cette loi de 73 qui impose aux Etats d’emprunter aux marchés financiers.

Il faut aussi rompre avec la politique d’austérité qui n’a jamais fait ses preuves de réduction de déficit, et laisser aux Etats le contrôle de leur déficit.

A qui profite la crise en Ukraine ?

 

Le coup de force organisé par les États-Unis et l’Union européenne soutenant les opposants au régime de Ianoukovitch, pendant les Jeux de Sotchi (les Russes ayant alors les mains liées) a donc fonctionné et débouché à l’effondrement du pouvoir légal la veille de la fin des Jeux (le 23 février).

La tactique du camp occidental durant ce conflit a été la même qu’en Syrie : aide financière à une opposition factice et diffusion massive de contrevérités médiatiques à propos de la répression menée par le pouvoir. Le but étant d’affaiblir la Russie tant économiquement que diplomatiquement en la privant de ses alliés.

Rappel des faits : suite au refus du président ukrainien en novembre dernier de signer un accord d’intégration avec l’Union Européenne, décision motivée par la lourdeur des réformes structurelles exigées en  contrepartie par les européens (privatisations massives, réduction drastique des dépenses de l’État et de l’emploi public, remise en cause de la protection sociale et du droit du travail) alors que le pays est économiquement affaibli ; des milliers de manifestants se sont précipités dans la rue. Ces manifestations, loin d’être pacifiques, veulent la démission du Président Iianoukovitch. Le président Ianoukovitch avait certes des défauts (corruption, incapacité à agir dès le début de la crise) mais il avait été élu démocratiquement (aucune contestation de l’OSCE) et était le président légal.

Intéressons-nous aux « coulisses » de ces manifestations. Comme à chaque guerre civile, les médias occidentaux dressent le conflit en deux camps : le camp démocratique et le camp dictatorial. En réalité, le camp dit « démocratique » des manifestants a de forts liens avec des ONG américaines. En 2005, le journal Libération publiait un article révélant l’appui de certaines ONG et autres fondations très proches du gouvernement américain comme Freedom House (financé par Georges Soros) ou OTPOR. J’en veux pour preuve les tracts retrouvés aux abords des manifestations expliquant comment créer une émeute. Ces tracts ressemblent d’ailleurs à ceux trouvés en Egypte lors des manifestations qui avaient abouti à la chute du régime.

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Ils ont été produits par l’ONG serbe OTPOR (largement financé par Freedom House)  qui avait contribué à la chute de Milosevic. D’alleurs Freedom House est désormais présidé par l’ancien dirigeant de la CIA James Woosley. Ce dernier est un proche du Sénateur McCain et avait été engagé comme conseiller lors de la campagne présidentielle de 2008. Pas étonnant de voir l’un des chefs de l’opposition Oleh Tyahnybok, le dirigeant du parti SVOBODA, en compagnie du sénateur américain John McCain en décembre 2013. Tyahnybok étant par ailleurs favorable à l’intégration de l’Ukraine à l’OTAN. Il est désormais établit que les USA ont une action très significative pour former une partie de la population à la révolution, même si pour arriver à atteindre leur but, ils doivent former et financer des néo-nazis, aux côtés d’étudiants manipulés par la promesse d’un libre marché à l’occidental qui serait porteur d’un bonheur éternel.

La France doit rompre avec sa posture actuelle. Elle doit entamer d’urgence un dialogue respectueux, mais ferme et responsable, avec la Russie, car ce n’est pas en pratiquant la politique de l’autruche que l’on arrivera à des accords avec la Russie. Mais la France doit aussi affirmer très fermement que l’Ukraine devra organiser au plus vite des élections libres en Ukraine. 

L’Ukraine n’a pas à payer la trame de fond de cette affaire, car ne l’oublions pas, la cause principale de ce conflit est premièrement l’affrontement entre les États-Unis et la Russie, les premiers voulant otaniser l’Ukraine, les seconds voulant y conserver leur influence stratégique.

Que peut vraiment faire un maire face à l’insécurité dans sa commune ?


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En période d’élections municipales, il est de plus en plus courant de voir des candidats jouer les « gros bras » en promettant de gros moyens face à l’insécurité tel un Nicolas Sarkozy en 2007. Entre les paroles et les actes, les citoyens attendent une vraie réponse contre ce fléau qui ne cesse d’augmenter.

Les cambriolages qui continuent d’augmenter en 2013, par rapport à 2012, selon le bilan annuel de l’Observatoire Nationale de la Délinquance il y a eu une hausse de 6,4% des cambriolages en zone urbaine et + 4,7% en zone rurale. Les riverains désemparés s’organisent entre eux, c’est ainsi que l’on voit des dispositifs comme « Voisins vigilants », de plus en plus de villas équipées d’alarmes, de caméras. Les commerçants de centre-ville, moteurs du dynamisme d’une ville, braqués avec armes, ne reçoivent aucun soutien… pire que ça ils sont amenés devant les tribunaux lorsqu’ils « osent » se défendre ! Les dealers dans les villes, où la Police Municipale n’intervient pas par peur de représailles.

C’est l’occasion de pouvoir rappeler les pouvoirs du maire pour mettre en œuvre la sécurité dans sa commune. Le maire en qualité d’officier de police judiciaire peut par lui-même faire respecter la loi, et peut agir au niveau de sa police municipale. Alors certes le maire ne pourra pas lutter contre le laxisme judiciaire, mais il pourra appliquer une certaine forme de « tolérance zéro » locale qui permettra de dissuader les criminels.

Il lui suffit de donner des « moyens » à la police municipale.

–          Augmenter le nombre de policiers municipaux. Il ne s’agit pas d’augmenter pour augmenter, il faut donner des consignes précises à celle-ci pour qu’elle soit efficace. Les Policiers Municipaux doivent être de l’ordre de 0.1% de la population de la ville (exemple : 30 policiers municipaux sur une commune de 30 000 habitants).

–          Armer la police municipale de Taser avec formation adéquate. Cette mesure aura un effet dissuasif sur la délinquance.

–          Renforcer le parc de vidéosurveillances : avec un coût de 45.000€ par caméra, le maire peut lutter contre la délinquance. Pour plus d’efficacité, il peut innover dans l’instauration de caméras nomades (pas plus d’un, ou deux mois au même endroit) moins chères que des caméras fixes.

–          Spécialiser la police municipale par secteurs : mise en place d’unités spécialisées afin de favoriser les patrouilles. Les patrouilles doivent circuler 24h/24 et 7j/7

–          Ouverture des locaux de la police municipale 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 ; en particulier dans les zones rurales. 

–          Coopération entre les partenaires institutionnels : c’est le cas pour les villes, où gendarmerie, police nationale et police municipale doivent travailler ensemble.

–          Soutien et promotion aux dispositifs d’intérêts généraux (comme Voisins Vigilants)

Ces mesures simples et efficaces peuvent être appliquées, encore une fois c’est une question de volonté ! Certains y pointeront un coût dans le budget municipal, à titre de rappel, le coût d’un policier municipal est l’équivalent du coût d’un fonctionnaire de mairie. On peut tout à fait réduire le nombre de fonctionnaires dans une mairie et le remplacer par un policier municipal.

Cet article est dédié aux 3.500 communes françaises possédant une police municipale.

Sans souveraineté monétaire, pas de croissance possible

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On connaît donc les chiffres de la croissance pour l’année 2013 : en France celle-ci est donc de 0.3% grâce au 0.3% du 4e trimestre. Comme souvent la consommation des ménages de l’ordre de +0.4% a soutenu la croissance, surtout dû aux achats anticipés avant le relèvement de la TVA du 1er janvier 2014, l’anticipation du malus automobile et au déblocage de l’épargne salariale. L’investissement des entreprises a aussi redémarré fin 2013 en décollant à +0.9% au quatrième trimestre, cela s’explique par le remplacement des vieilles machines, une reprise des investissements temporaire pour le coup. Les exportations en hausse à la fin de l’année (+1.2%), il faut y voir l’effet indirect de la reprise américaine, dont profitent nos grands clients.

Une précarité toujours présente

Ces chiffres que nous venons d’expliquer, amènent le ministre de l’économie Pierre Moscovici à dire une nouvelle fois encore que « nous sommes repartis vers la croissance », et que nous allons donc pouvoir « créer plus d’emplois ». Il semble oublier que le chômage recule lorsque la France atteint une croissance de +1.5% (loi d’Okkun). Avec 0.3% de croissance, soit une croissance quasi nulle, la France est donc condamnée et ne peut pas inverser la courbe du chômage que le Président Hollande pensait pouvoir inverser fin 2013 avec une croissance nulle. La précarité de l’emploi est le seul recours pour l’économie française : l’emploi hors intérim a régressé fin 2013 de 9 200 postes, les CDD et l’intérim se sont multipliés. Jean-Christophe Caffet économiste chez Natixis pense que le taux de chômage atteindra 10.9% en France Métropolitaine.

Les pays possédant leur propre monnaie s’en sortent mieux

Si l’on compare ce taux de croissance en France au monde, on s’aperçoit que seule la zone euro ne retrouve pas de croissance (récession de -0.4%). Elle est une anomalie dans le monde. Même nos voisins outre-manche du Royaume-Uni ont une croissance de +1.9% sur l’année, et la Pologne elle connaît une croissance de +2.2%. Ces chiffres sont ils anodins ? La Pologne comme le Royaume-Uni, possèdent leur propre monnaie, ce qui leur permet d’avoir leur souveraineté monétaire c’est-à-dire la possibilité de pouvoir dévaluer sa monnaie selon son économie. Ce que la France ne peut pas, car celle-ci est dépendante de ses 18 « partenaires ». L’€uro est trop fort pour notre économie comme pour la plupart des pays membres de la zone économique et monétaire, mis à part pour l’Allemagne. Si la France veut dévaluer l’euro il faudra que les 19 membres de la zone euro se mettent d’accord sur une dévaluation, ce que l’Allemagne ne souhaite pas. Autrement dit, cette dévaluation est impossible.

Une dévaluation nécessaire

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Pourtant, si l’euro était dévalué de 10%, selon le rapport de la CAE (Conseil Analyse Economique) la France retrouverait une croissance 0.6% puis de 1% après deux ans. La France ayant perdu le contrôle de sa politique monétaire, n’a donc aucun contrôle pour faire varier sa croissance ; elle pourrait lancer une politique de relance, mais l’Union Européenne lui impose d’appliquer une politique d’austérité. En plus de n’avoir aucun effet bénéfique sur l’économie de notre pays, cette croissance de 2013 risque de ne pas se poursuivre, bien que le gouvernement mise sur une croissance de +1% en 2014, qu’ils aient le courage de nous démontrer comment nous pourrions obtenir une telle croissance.