Appel aux souverainistes

Vous qui pensez que seule la nation est libre de ses choix, de son destin ; vous qui condamnez toute forme d’institution supranationale ; vous qui ne voulez pas voir disparaître la France au profit d’une Europe fédérale ; vous qui vous opposez aux gouvernements qui ont accepté depuis vingt ans des transferts de pouvoir au profit d’un organisme technocratique sur lequel ne s’exerce aucun contrôle démocratique, la Commission et plus largement l’Union européenne… C’est à vous que je m’adresse, vous les patriotes, vous les souverainistes.

Le 25 mai prochain, le choix est clair. Vous aurez le choix entre deux camps. Je ne parle pas du cinéma qui oppose deux européistes convaincus que sont Martin Schulz, qui ose se dire de gauche, alors que son parti le SPD allemand a fait voter les emplois à 1€/jour, et qui se prétend aujourd’hui l’homme anti austérité. Son adversaire Jean-Claude Juncker, candidat soutenu par l’UMP qui pour sa part est l’ex premier ministre du Luxembourg, paradis fiscal ! Vous comprendrez donc chers amis que, que ce soit l’un, ou que ce soit l’autre, l’idéologie néo libérale de la Commission et l’influence des lobbys à Bruxelles continuera, rien ne changera.

Ne rentrons pas dans ce marasme, montrons qu’une autre voie est possible pour tous les pays européens, et même pour tous les pays du monde. Cette voie est claire et simple. Rendre à chaque pays la possibilité d’appliquer la politique que bon lui semble. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui en France. En effet, nous avons perdu le contrôle de notre monnaie au profit de la monnaie unique, modèle pourtant remis en cause par 62 économistes dans le monde. Le contrôle de notre budget, depuis le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) où la Commission Européenne a un droit de regard sur tous les budgets des pays membres de l’Union Européenne. Le contrôle de nos frontières où la France à cause de Schengen et du Traité d’Amsterdam ne peut plus contrôler son immigration clandestine. Le contrôle de nos lois où plus de 50% de nos lois proviennent directement de Bruxelles, celles-ci sont dictées par des commissaires non élus. Où est passée la démocratie ?

Est-ce en désarmant les Etats de leurs pouvoirs que nous pourrons remonter la pente face à la crise ? Alors que 95% des pays du monde ont le contrôle de leur monnaie, de leur budget et de leurs frontières, nous sommes une anomalie dans le monde. Nous sommes aussi la seule zone du monde à avoir une croissance quasi nulle, alors que partout ailleurs la reprise est venue. L’Union Européenne est une anomalie !

Alors que l’article 3 de la Constitution de la Ve République affirme que la « souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum », il est temps de reprendre notre destin en main.

Notre choix est clair : bâtir une Europe des nations, où les nations européennes sont libres de mener la politique qu’elles souhaitent sans avoir à en rendre compte à une instance supra nationale. Nous devons envisager de grands projets européens : la lutte contre le cancer, les panneaux solaires, la voiture propre… Les seules grandes réalisations européennes qui se sont faîtes ont été faîtes sans l’Union Européenne, je pense à Airbus. Tous ces européistes qui se disent profondément européens n’ont pas été capable de bâtir de grands projets d’envergure avec l’Union Européenne, c’est le signe qu’elle ne marche pas.

A chaque élection, nous ne devons plus nous diviser au risque de voir encore perdurer le système qui mène la France à la ruine. Notre potentiel est grand, les français sont de plus en plus critiques vis-à-vis de l’Union Européenne, dois-je rappeler les 55% de non au référendum de 2005 au Traité de Lisbonne, qui a rassemblé au-delà de tous les clivages politiques. Nous devons nous unir, au-dessus des partis politiques, car l’enjeu est de taille. Nous devons créer un vaste rassemblement de souverainistes et patriotes. Faisons honneur au centenaire de l’Union Sacrée, unissons-nous face à l’européisme allié au mondialisme !

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Manuel Valls Premier Ministre : la contradiction c’est maintenant !

 

Après la débâcle des municipales pour la gauche, François Hollande a décidé de nommer un nouveau Premier ministre : Manuel Valls. L’homme de la com’, le Sarkozy de gauche. Ce n’est pas pour rien que Nicolas Sarkozy lui-même lui a proposé à plusieurs reprises d’intégrer son gouvernement durant son quinquennat.

 

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Manuel Valls c’est d’abord l’homme au bilan calamiteux au ministère de l’intérieur. Après 2 ans Place Beauvau, on constate une évolution de +9.3% des cambriolages, +8.4% des vols à main armée… On l’a souvent vu se rendre sur les lieux d’échauffourées, annoncer des mesures chocs, mais les résultats ne sont toujours pas là. Si le ministre de l’Intérieur veut lutter contre la délinquance, il doit avoir derrière lui une justice ferme, et être en accord avec le Ministre de la Justice. En l’occurrence, ce n’est pas le cas au vu des divergences entre Christiane Taubira et Manuel Valls.

Outre le bilan sécuritaire négatif, Valls est aussi le ministre de la censure : hormis l’affaire Dieudonné où Valls s’est cru au-dessus de la justice pour faire appliquer ses directives ; quelque chose de bien plus curieux que l’on a quasiment occulté dans nos médias : la suppression de tweets records en 2013 : La France a été le 1er pays à demander la suppression de tweets des internautes. C’est ainsi que le classement de Democracy Index relègue la France à la 28e place de la catégorie des « démocraties imparfaites » du point de vue des libertés individuelles. Autre chiffre glaçant et moins connu : la France détient la quatrième place des pays les plus condamnés par la Cour européenne des droits de l’homme pour violation de son article 10 protégeant la liberté d’expression juste derrière la Turquie, l’Autriche et la Russie…

Sur le plan migratoire, il déclare dès qu’il arrive au poste de Ministre de l’Intérieur, qu’il poursuivra la politique menée par Nicolas Sarkozy de 200.000 entrées d’immigrés par an, tout en affirmant contradictoirement dans son livre « Pour en finir avec le vieux socialisme… et être enfin de gauche » qu’il est pour la mise en place de quotas d’immigration. Parallèlement, sous 2 ans de gestion, les naturalisations augmentent de 30% par an.  Il déclare à propos des Roms : « les Roms habitant dans des campements illégaux ne souhaitent pas s’intégrer et ont vocation à retourner dans leur pays. » tout en faisant passer une circulaire qui impose aux maires avant tout démantèlement de camp, de proposer des solutions d’hébergements et d’insertions aux Roms.

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C’est aussi l’homme aux propos polémiques, d’abord en juin 2009, se promenant à Evry il déclare : « Belle image de la ville d’Evry… Tu me mets quelques Blancs, quelques Whites, quelques Blancos… » ; et sa phrase choc lors du référendum de 2005 sur la Constitution Européenne où il déclare « J’étais partisan du non, mais face à la montée du non, je vote oui ».

 

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Valls est aussi perçu comme l’homme le plus à droite des personnalités de gauche : on rappelle sa remise en cause des 35h, son engagement pour la TVA Sociale, sa lutte en faveur de l’austérité durant la primaire socialiste de 2011, sa position en faveur de l’allongement du départ à la retraite… Ce n’est pas un hasard si il est aujourd’hui l’homme politique de gauche préféré des sympathisants de droite.

 

Vous l’aurez donc compris, Manuel Valls, c’est l’homme de la contradiction. C’est aussi l’ex maire d’Evry qui a augmenté la dette de la ville de 276% entre 2001 et 2012, espérons pour la France que sa gestion calamiteuse de la ville ne soit pas la même pour le pays….

 

par souverainisteindependant Posté dans Articles Tagué

Quel est le véritable enjeu des élections municipales 2014 ?

Citoyens, dimanche vous allez enfin pouvoir vous exprimer ! Cela fait maintenant 2 ans depuis les législatives de 2012 que le peuple n’a plus eu la parole. Certains y manifesteront leur ras-le-bol du gouvernement actuel (20% des électeurs s’apprêtent à voter contre la politique du président Hollande et de son gouvernement, selon un sondage de l’IFOP pour 20 Minutes et I>Tele). Ce vote sanction serait tout à fait légitime, le gouvernement ayant occulté de rendre la parole au peuple depuis 2 ans. Lorsqu’une côte de popularité est aussi faible comme actuellement (21% des français se disent satisfait de l’action menée par le Chef de l’Etat), la moindre des choses serait d’en revenir au peuple : référendums pour grandes réformes lancées, dissolution de l’Assemblée Nationale… Il n’en est rien ; on pourrait légitimement se poser la question de savoir si même avec 1% d’opinions favorables, François Hollande continuerait à appliquer sa politique sans passer par le peuple.

Hormis, ce vote sanction, revenons aux principes fondamentaux d’une élection municipale. Cette élection d’enjeu local attire beaucoup les français, le maire étant l’homme politique préféré des français. Pourtant cette année encore l’abstention devrait être au rendez-vous (IPSOS prévoit une abstention de 40%). Tant que le vote blanc ne sera pas reconnu vraiment, et que voter ne sera pas obligatoire, l’abstention sera toujours présente.

Nouveauté cette année, les français auront aussi la possibilité en même temps qu’ils votent pour leur maire, d’élire leurs représentants au conseil communautaire. Ces communautés de communes (ou communautés d’agglomérations pour les grosses villes) vont petit à petit avoir de plus en plus de rôle dans les gestions locales. En effet les intercommunalités ont deux compétences obligatoires : l’aménagement du territoire et le développement économique. Ces intercommunalités ont un coût et pèsent dans la mille-feuille administratif : les frais de fonctionnement augmentent (emploi d’agents sans fonctions) et les investissements baissent. Par ailleurs on note que les citoyens connaissent mal le fonctionnement des intercommunalités (à titre d’exemple 78% des Bollénois ne connaissent pas le fonctionnement de l’intercommunalité). On constate un éloignement entre les citoyens et l’intercommunalité. De plus celles-ci sont dessinées hasardeusement, la logique serait qu’elles devraient correspondre au bassin de vie des habitants. Enfin pour terminer sur les intercommunalités, elles ne profitent qu’aux grosses communes : plus la commune est grande plus elle va profiter de l’intercommunalité via les subventions accordées, les petites communes ont très peu de représentants au conseil communautaire, et ne profitent pas de grands projets (comme la construction de piscine) mais doivent payer pour la construction d’un service d’une autre commune.

69% des français (toujours selon les chiffres de l’IFOP) vont voter pour des enjeux locaux : fiscalité, insécurité, emploi, logement, éducation, transports, culture…

La clé de la réussite pour un maire est d’appliquer un programme local au lieu d’un programme national

Au risque de vous décevoir, je ne ferai pas parti de certains hommes politiques (que je ne citerai pas) qui se permettent d’avoir un avis sur les 35.000 communes françaises, surement dotés d’une capacité intellectuelle supérieure par rapport à nous citoyens lambda. Mais je peux tout de même me permettre de donner quelques conseils aux futurs maires élus ou réélus : pour les maires ayant reçu le soutien d’un parti, la clé de la réussite sera d’appliquer un programme local, pas un programme national ; il faudra avoir une connaissance rigoureuse des dossiers municipaux. Faire des économies là où c’est possible et notamment en matière de dépenses de fonctionnement ; avoir une réelle envie de combattre l’insécurité, par des mesures concrètes et pas par des effets d’annonce (voir article « Que peut faire un maire contre l’insécurité ? »)… 

D’ici là, chers citoyens je vous souhaite un bon vote, n’oubliez pas que ce droit est un droit fondamental et que de ne pas l’utiliser c’est laisser les autres s’exprimer à votre place, car râler c’est bien, voter c’est mieux !